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Mini-entrevue avec Marie-Christine Roy


Marie-Christine Roy, violoniste mariages

Quel est ton rôle au Collectif de la Cité?

 Je suis violoniste au sein du Collectif de la Cité depuis sa formation!

 

À quel âge as-tu commencé à apprendre ton instrument et pourquoi l'as-tu choisi?

 J’ai commencé le violon à l’âge de 9 ans. C’était alors une initiative de mes parents de m'inscrire à des cours, mais étrangement, j’ai tout de suite accroché! Je pense que ce qui me passionnait le plus au début, c’était vraiment le défi que représentait l’assemblage du casse-tête des notes. J’étais en mode mission, dénicher chaque note et chaque son en déchiffrant la partition devant moi. J’ai adoré le défi. Dès que j’avais quelques minutes de libre, je courais à ma chambre et ouvrais l’étui d’où se dégageait alors une odeur particulière dont je me rappellerai toujours – un mélange de grenier, d’encens et de camphre – et je m’installais sur mon lit pour apprivoiser, au toucher, cette pièce de bois mystérieuse. Il y avait quelque chose avec cet instrument qui éveillait tous mes sens.

 

Quel a été ton plus grand défi dans ta carrière de musicienne?

Honnêtement, beaucoup de choses (haha)! D’abord, pendant ma vingtaine, la soif de performance qui m’animait a été à la fois un moteur d’engagement et de concrétisation de plusieurs projets, mais aussi une spirale sans fin qui a glissé à plusieurs reprises dans l’obsession, menant à des états de déséquilibre et de tension intérieure éprouvants. Puis, plus près de la trentaine, est apparue la question financière. Si cette dernière avait été écartée jusque-là, elle m’a rattrapée et a commencée à égratigner ma motivation. C’est dans un mouvement cyclique que toutes ses réflexions m’habitent toujours, mais je crois que j’ai maintenant trouvé un espace privilégié plus clair pour la musique, et qu’il y a aussi la vie en dehors de cet espace.

 

Quelle est ce jour ta plus grande fierté comme musicienne?

Mes relations de longue date avec des ami.e.s/collègues/musicien.ne.s ! Je nommerais ici Marie-Pier Gagné que j’ai connu au secondaire, Alain Filion et Mathieu Rancourt avec qui je joue depuis environ 13 ans, d’ailleurs au sein de Collectif comme trio jazz. Construire des relations durables et grandir ensemble au sein d’un même projet - je pense ici à mon groupe Les Évadés sur lequel je travaille depuis 2013 – ça m’emplit de fierté et me touche profondément, d’autant plus dans un contexte sociétal où l’éphémère et les feux de paille abondent.

 

Quelles sont tes passions à part la musique?

La cuisine, la cuisine, la cuisine! Le(s) café(s) et le high créatif post-café du matin. Sinon, dormir! Mon lit est définitivement mon lieu préféré.

 

Quel est ton plus grand rêve?

Développer ma carrière musicale en touchant de plus en plus le multidisciplinaire. Plus spécifiquement, j’aimerais que mon projet Les Évadés poursuive une collaboration avec l’art visuel et l’animation filmique. J’ai de plus en plus envie que la musique s’allie aux autres médiums; un peu comme cette idée de l’ «art total», où les compétences personnelles ainsi que celles du groupe et des collaborateur.trice.s s’uniraient pour former un tout … vraiment satisfait artistiquement.

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